Un essai philosophique de Valérie Debout
En cours d’écriture depuis décembre 2025
C’est une vérité vieille comme le monde que le réel ne se donne pas à l’état brut mais à travers des dispositifs (perceptions sensorielles, situations sociales, analogies symboliques, structures mentales, etc.).
Dans ces conditions, le dispositif du réel peut s’entendre de la manière dont le réel se présente à nous, ce qu’il imprime en nous, ce qu’il suggère, ce qu’il impose. Ainsi est-ce l’état des choses telles qu’elles appellent ou proposent une réaction, induisent ou produisent des conséquences.
Ne souhaitant pas s’enfermer dans une conception circulaire de la notion (la poser a priori, la chercher partout où elle se trouve, puis la confirmer par des preuves biaisées), l’enquête s’élabore presque à tâtons, suivant une dizaine de jalons issus de l’expérience commune : des protocoles (la douche, l’algorithme) des champs (la politique, la conversation), des phénomènes (l’air du temps, la post-vérité).
À eux tous, ils finissent par révéler certains des rouages & ressorts, moyens & fins du réel dans ses interactions avec le genre humain, également par mettre au jour les mécanismes qui nous permettent de désamorcer ou de coloniser le réel. C’est à une archéologie du présent que l’autrice s’astreint : faire un relevé des couches & sédiments qui rendent l’époque pensable & vivable, avec son lot d’imprévus, d’incohérences & d’archaïsmes.


